Statues menhirs et mégalithes

Envie de mystère ? Partez à la découverte de nos mégalithes : dolmens, menhirs, statues-menhirs, entre rites et cultures, une précision à l’état brut au service de l’imaginaire…

histoire mystérieuse

nos dolmens

En format miniature par rapport à l’Ouest de la France, nos dolmens vous surprendront au détour d’une petite route ou d’un chemin… Vous serez étonnés par leur nombre important sur notre territoire, ce qui permet au département de l’Aveyron de se placer au 1er rang Français.

un peu d'histoire

Les dolmens, construits en pierre et en terre sur des emplacements précis entre 3500 et 2500 avant JC, sont des sépultures à usage collectif et réutilisables. Vous pouvez les voir surtout sur les Causses et Avant-Causses. Ils sont généralement constitués d’une ou plusieurs grosses dalles de couverture posées sur des pierres verticales servant de pieds. L’ensemble était complété par une dalle de chevet installée au fond du dolmen, le tout originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de terre et de pierres, appelé tumulus. Aujourd'hui, ce dernier est souvent inexistant.

Chez nous aussi, leur caractère sacré perdurera pendant des siècles voire des millénaires, pour devenir ensuite source de vénération ou de légende. Quels que soient les constructeurs légendaires des dolmens, ils avaient en commun d’appartenir au domaine du surnaturel et de la magie.

Partez à la découverte de nos dolmens et de leurs légendes

Vous pouvez allier le sport à la découverte patrimoniale…

à pied... Le Circuit du Dolmen de Tiergues permet de découvrir le plus grand dolmen (classé au MH).

C’est sur le Circuit de Saint-Jean d’Alcas à Mascourbe que vous pourrez en voir le plus. Le Grand Dolmen de Mascourbe (Saint-Félix de Sorgues) avait la bien fâcheuse réputation d’être un lieu de sacrifices sanglants ; la légende rapporte en effet que chaque année un jeune enfant devait y être immolé.

à VTT... En empruntant le circuit 2 de la base VTT "Buissières et dolmens", vous passerez au dolmen de Tiergues et à proximité du dolmen de Crassous dont son surnom, l’Ercoule, nous rappelle que selon la légende, ce fut le demi-dieu Hercule connu pour sa force surhumaine qui bâtit cette sépulture.

En parcourant le circuit 4 de la base VTT "Causses et Vallées" vous passerez à proximité des dolmens du Causse de Nissac et d’Hermilix.

Et vous pouvez aussi les décourvrir en voiture...

Le circuit de 35 km à faire en voiture, ou Vélo Tout Chemin, vous permet d’accéder aux dolmens de Tiergues, Foncouverte, Crassous, Boussac (2 dolmens, dont l’un est encore entouré de son tumulus).

Dolmen de CrassousDolmen de MascourbeDolmen de Tiergues

nos statues-menhirs

Chargées de symboles et de mystères, nos statues-menhirs constituent une des plus curieuses énigmes de la préhistoire. Mais qui sont-elles vraiment : dieux, héros, divinités ?

L’histoire secrète des statues-menhirs

Regroupées le long des vallées du Rance et du Dourdou, bien que difficiles à dater précisément car toujours découvertes hors de tout contexte archéologique, ces œuvres préhistoriques nous replongent 3500 à 2000 ans avant J.C, à une époque marquée par les 1ères sociétés agropastorales et le début de l‘âge du bronze. Découvertes en lisière de forêt ou non loin de cours d’eau, elles ont marqué l’espace en jouant peut-être le rôle de jalon le long des voies antiques ou en interdisant l’accès à un territoire sacré. C’est à partir de 1960, avec l’apparition de la mécanisation agricole, que les découvertes se sont multipliées.

Un abbé passionné

L’abbé Hermet, originaire du Mas Capelier à Saint-Izaire, passionné par les antiquités, fut le 1er à dénommer « statues-menhirs » ces pierres plantées gravées ou sculptées ressemblant à des statues. Il identifiera et étudiera une trentaine de statues-menhirs en s’attachant à leur description, leur signification et leur datation.

Quel style !

Ces stèles de grès (ou encore de granit ou de schiste), sculptées ou gravées en personnage masculin ou féminin, mesurent en moyenne 1,50 m. Ces représentations sont suffisamment réalistes pour reconnaître les caractères et les attributs de ces personnages.

Le visage est systématiquement représenté par les yeux et le nez, et parfois son contour. Certaines présentent des sortes de tatouages de part et d’autre du visage. La chevelure est représentée uniquement sur les statues-menhirs féminines.

Les bras, les mains et les jambes sont quasiment toujours présents. Dans le dos, les bras se prolongent par un élément particulier dit d’ « omoplate en forme de crosse ». La faible longueur des membres inférieurs indique la position d’un personnage assis.

Les seuls caractères sexuels représentés sont les seins et marquent un personnage féminin.

Statue Femme (c)Hommes et Femmes de pierre de Michel MailléStatue Homme (c)Hommes et Femmes de pierre de Michel Maillé

Des attributs témoins d’un savoir-faire…

Sous le visage, la parure est parfois représentée par un collier multi-rangs, ou un collier formé par une pendeloque. Des attributs guerriers tels que flèches, arcs ou haches apparaissent sur la plupart des statues masculines. Et sur la partie médiane, on retrouve un baudrier soutenant l’« objet » qui pourrait être assimilé à une lame effilée, un poignard ou un fourreau en matériau tressé.

Partez à la découverte de nos statues-menhirs

Vous découvrirez alors des oeuvres artistiques qui allient la beauté des gravures et des sculptures au mystère d’une culture et d’une religion disparue.

Pour les sportifs, le circuit VTT du Bois Noir vous permet de voir la maison natale de l’Abbé Hermet et la statue-menhir du Mas Capelier.

Pour les excursionnistes, sur le Saint-Affricain, une dizaine de statues-menhirs ont été mises à jour, leurs copies sont implantées proche de leur lieu de découverte :

·      Le Bancanel, Bournac, Saumecourte, Rayssac (original à la Maison de la Mémoire) commune de Saint-Affrique.

·      Les Ardeliès, Mas Capelier à Saint-Izaire.

·      Les Maurels sur la commune de Calmels et le Viala.

Pour les passionnés, les originaux sont visibles dans les musées : Maison de la Mémoire à Saint-Affrique, musée de Saint-Crépin et une riche collection au Musée Fenaille.

Statue-menhir Les MaurelsStatue-menhir de BournacStatue-menhir 2 de Saumecourte

Nos menhirs

La "pèira plantada", la pierre plantée, communément appelée Menhir.

Une histoire mal connue

L’érection de ces pierres remonte à la haute antiquité, elle a été attribuée aux druides, très certainement à tort.

Leur destination n’est pas clairement définie mais leur rôle cultuel est très probable. Elles seraient l’ancêtre des croix de mission chrétiennes. Ces pierres pouvaient peut-être avoir également un rôle de bornage.

Partez à la découverte de nos menhirs :

Un des rares menhirs du Sud-Aveyron est au lieu-dit Pradeilles sur la commune de Roquefort sur Soulzon, la "Pèira Fioc", soit la Pierre de Feu. Son étymologie obscure donnerait à cette pierre, au sommet pointu, la particularité d’attirer la foudre sur elle. Mythe ou réalité ?

L’autre « menhir » est également à Roquefort le long du Soulzon : s’agit-il d’un simple vestige de l’éboulis du Combalou sur lequel on aurait gravé une croix pour en faire, par exemple au Moyen Âge, une borne limitrophe entre les communautés de Montclarat et de Tournemire ? Ou, s’agit-il plutôt d’un ancien menhir ayant fait l’objet d’une christianisation comme cela fut fait pour tant d’autres ? Cette pierre plantée constitue, quoiqu’il en soit, un captivant prétexte pour partir sur le sentier du Menhir à la découverte de la vallée du Soulzon.